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  • Perturbateurs endocriniens : risque ou danger ?

    Si la définition des PE donnée par l’OMS en 2002 s’avère consensuelle dans le monde scientifique, la liste des critères permettant de les qualifier fait encore débat.
    Pourtant, ces questions sont primordiales puisqu’elles permettent de déterminer si une substance peut être autorisée ou non. Ainsi, les règlements européens « Produits phytopharmaceutiques » et « Biocides », imposent l’interdiction pure et simple d’un produit dès lors qu’il est qualifié de perturbateur endocrinien.
    C’est un changement majeur d’approche : le seul danger est pris en compte, et non plus le risque.
    Cette nouvelle approche considère qu’il n’existerait aucune dose sans effet, seule la dose zéro de PE étant acceptable, ce qui signifie qu’ils doivent être interdits.

    Risque ou danger ?
    Si les perturbateurs endocriniens constituent bien un danger, c’est à dire qu’ils ont le potentiel de causer un effet néfaste, une analyse de risques examine toujours le niveau d’exposition au danger.

    Quand une question scientifique devient politique
    Le débat scientifique ne se mène hélas pas en toute sérénité, les perturbateurs endocriniens sont l’occasion pour certaines parties prenantes (médias, associations, ONG…) de mener un combat pour obtenir un glissement de l’approche de l’évaluation de risques (utilisée jusqu’alors pour juger de la possibilité et des conditions d’utilisation de tous les composés qui doivent faire l’objet d’une autorisation), à une approche basée sur l’évaluation du seul danger.

    Les perturbateurs endocriniens : quelle(s) vérité(s) ?, Cerin, numéro 160 page 5, JANVIER - FÉVRIER 2018

  • Epidémies de dengue, rougeole

    Le 26 mars 2018, le préfet de La Réunion a déclaré le niveau « épidémie de faible intensité » du dispositif ORSEC de lutte contre les arboviroses.
    La Cellule d’intervention en région Océan Indien assure la surveillance épidémiologique de la dengue sur l’île de la Réunion et en publie chaque semaine les données dans un point épidémiologique. L’épidémie actuelle pourrait continuer à s’intensifier dans les semaines à venir. En effet, la population n’est pas immunisée contre la dengue (seuls 3,1 % de donneurs de sang, testés pour la dengue en 2008, avaient des anticorps contre le virus) et les conditions météorologiques actuelles sont propices au développement des vecteurs.

    Epidémie de Dengue, Santé Publique France, 6 avril 2018

    Après avoir diminué entre 2012 et 2016, le nombre de cas de rougeole augmente de manière importante depuis novembre 2017.
    Cette situation est la conséquence d’une couverture vaccinale insuffisante chez les nourrissons (79% avec deux doses de vaccin au lieu des 95% nécessaires), les enfants et les jeunes adultes.
    La très nette augmentation du nombre de cas depuis novembre 2017 en Nouvelle-Aquitaine se prolonge en 2018, avec la survenue de plusieurs foyers épidémiques dans cette région ainsi que dans d’autres régions françaises.

    Epidémie de rougeole, Santé Publique France, 5 avril 2018

  • Rénovation urbaine. L’espace comme remède à la question sociale ?

    Depuis le début des années 2000, les quartiers prioritaires des politiques de la ville sont engagés dans un processus de profonde transformation, dans le cadre du PNRU instauré par la loi du 1er août 2003 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine dite « loi Borloo ».

    Ce programme repose sur une condamnation du modèle urbain des grands ensembles, la refonte de la trame urbaine de ces quartiers populaires et une transformation massive de l’offre de logements.

    Alors que le PNRU est en voie d’achèvement (les dernières opérations devant être livrées en 2020) et qu’un Nouveau Programme national de renouvellement urbain (NPNRU), moins ambitieux mais reprenant ses principaux postulats, a été adopté, l’article de Métropolitiques propose de revenir sur les origines, les effets et les enjeux politiques, sociaux et territoriaux de la rénovation urbaine.

    Rénovation urbaine. L’espace comme remède à la question sociale ? Métropolitiques eu
    par Emmanuel Bellanger & Anaïs Collet & Fabien Desage & Pierre Gilbert, le 05/04/2018

  • Panorama : les femmes en quartiers prioritaires

    Les différences et les inégalités entre les femmes et les hommes sont-elles accentuées au sein des quartiers prioritaires par rapport au reste du territoire ?

    A partir des données de l’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV), publiées dans les fiches 2016 et 2017, le CGET dresse un panorama de la situation des femmes dans les quartiers prioritaires concernant l’éducation, l’emploi et le sentiment d’insécurité.

    Panorama : la situation des femmes en quartiers prioritaires, CGET, 8 mars 2018

  • Qu’est-ce qu’une inégalité ?

    Définir les inégalités est une opération complexe et un exercice rarement pratiqué, ce qui est assez étonnant vu l’ampleur du débat sur ce sujet. Le dictionnaire nous dit qu’ « une inégalité est ce qui n’est pas égal ».

    Et qu’une égalité (aequalis en latin) est ce qui est uni, de même niveau. « Semblable en nature, en quantité, en qualité, en valeur », note le dictionnaire Larousse. On reste sur sa faim.

    L’Observatoire des inégalités propose la définition suivante : on peut parler d’inégalités « quand une personne ou un groupe détient des ressources, exerce des pratiques ou a accès à des biens et services socialement hiérarchisés », sous-entendu : « et qu’une partie des autres ne détient pas ».
    Que voulons-nous dire par là ? Cette définition mérite quelques explications.

    D’abord, pour parler d’inégalités, il faut que l’accès aux biens, aux services ou aux pratiques puisse se classer, être valorisé de façon hiérarchique ; sinon, il ne s’agit plus d’inégalités, mais de différences. Une différence ne devient une « inégalité » que lorsque ce dont on parle peut être hiérarchisé.

    Pour comprendre les inégalités, il faut croiser les domaines avec des catégories de populations pour répondre à la question : « des inégalités de quoi entre qui et qui ? »

    Qu’est-ce qu’une inégalité ?, Analyses, Observatoire des inégalités, 5 avril 2018

  • Priorité prévention

    Avec la parution du premier Plan prévention, l’ensemble des acteurs et décideurs du monde de la santé et des autres secteurs sont conviés, collectivement, à un projet d’envergure pour améliorer la santé de la population.

    Sa mise en œuvre présente plusieurs défis : mettre en place des services et des outils répondant efficacement aux enjeux de promotion de la santé et prévention de la Stratégie nationale de santé, tout en donnant davantage de cohérence aux actions du Gouvernement et aux services en santé publique.

    Priorité prévention aborde tous les déterminants de la santé, environnementaux ou comportementaux et parcourt les différents âges de vie avec leurs spécificités, de la préconception à la préservation de l’autonomie de nos aînés.

    Priorité prévention : rester en bonne santé tout au long de sa vie, Ministère des Solidarités et de la Santé, 03.04.18

  • Promouvoir la participation sociale des personnes âgées

    Comment promouvoir la participation sociale des personnes âgées ?
    L’idée est noble, mais il y a un travail immense pour que ce postulat devienne réalité.

    Tel est le constat que dresse ce dossier central. Or l’enjeu est majeur : les personnes âgées qui bénéficient d’un environnement favorable à leur participation sociale sont en meilleure santé, physique et mentale comme en attestent les études scientifiques.
    En d’autres termes participer à la vie sociale est bon pour la santé des Aînés. Encore faut-il que l’environnement y soit propice, ce n’est pas la personne qui décide de participer, c’est la société qui peut réunir les conditions favorables. C’est ce que l’on appelle la promotion de la santé. 20 experts ont contribué à ce dossier central.

    Promouvoir la participation sociale des personnes âgées
    La santé en action, n° 443, 2018-03, pp. 8-43

  • Approches territoriales en santé publique

    La santé est une compétence régalienne de l’Etat. L’acte II de la décentralisation en 2004 réaffirme son rôle en « recentralisant » la lutte contre les maladies infectieuses et les maladies sexuellement transmissibles, dans un souci d’égal accès à tous les français. En effet, la prise en charge par les conseils généraux de ces problématiques était très variable d’un département à l’autre et engendrait des inégalités d’accès au dépistage et aux soins.
    Afin de tenir compte des spécificités des territoires, notamment les plus en difficulté, dans un objectif de gouvernance locale, de concertation avec les habitants et de coordination des acteurs, les Ateliers santé ville (ASV) sont créés fin 1999 et se développent durant les années 2000. Il s’agit des premières démarches territoriales de santé portées par les collectivités territoriales.

    La loi portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST), du 21 juillet 2009, crée les Agences régionales de santé (ARS) dans un souci de gestion de la politique de santé au plus près du terrain et introduit la notion de Contrat local de santé (CLS) afin d’articuler les politiques régionales de santé, l’action des collectivités territoriales et des autres acteurs locaux autour d’un diagnostic partagé. De même, le territoire est présent dans la réorganisation hospitalière avec la création des Groupements hospitaliers de territoires (GHT).

    Plus récemment, la loi de modernisation du système de santé du 26 janvier 2016 réaffirme la nécessité d’agir au niveau local pour proposer des parcours de santé plus cohérents et adaptés à l’échelon local. D’autres outils sont décrits : les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) initiées par les professionnels libéraux notamment.

    L’enjeu aujourd’hui sur le terrain est d’articuler ces différents dispositifs. Ces parcours de santé doivent permettre à tous d’avoir accès à un environnement de vie favorable à la santé, de bénéficier d’actions de prévention au plus près de leur lieu de vie et d’accéder à des soins de qualité.

    Approches territoriales en santé publique, Dossiers documentaires, Système de santé, sfsp, 2 avril 2018

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