Inégalités de niveau de vie et pauvreté

De 1970 à 1990, le taux de pauvreté s’est fortement réduit (– 4,1 points) sous l’effet notamment de l’amélioration de la situation relative des retraités, dont le taux de pauvreté a diminué de plus de moitié grâce à l’amélioration de leur retraite et au minimum vieillesse.
Parallèlement, la pauvreté des actifs (hors travailleurs indépendants) a augmenté d’un tiers, en partie du fait de la hausse du chômage. Le taux de pauvreté est ensuite resté stable entre 1990 et 1996.

Le fait marquant de ces vingt dernières années est surtout le développement de la pauvreté des familles monoparentales, dont les membres vivent sous le seuil de pauvreté dans près d’un tiers des cas. Les différences entre catégories socioprofessionnelles se sont maintenues, même si la situation des agriculteurs exploitants, les plus touchés par la pauvreté, s’est améliorée et celle des artisans, commerçants et chefs d’entreprise, dégradée.

Inégalités de niveau de vie et pauvreté en 2015 et sur longue période, Julien Blasco, Julie Labarthe, Insee, 05 juin 2018

Si l’on prend comme point de comparaison le début des années 1970, les inégalités de revenus ont baissé. Depuis une vingtaine d’années, changement de cap : les inégalités repartent à la hausse. Dans un premier temps, les niveaux de vie des très riches se sont envolés. Puis, à partir de la fin des années 2000 les revenus des plus pauvres ont baissé. Le jugement que l’on peut porter sur l’évolution des inégalités de revenus dépend de l’échelle de temps et de l’instrument de mesure que l’on utilise.

Les inégalités de niveau de vie continuent d’augmenter, Observatoire des inégalités, 5 juin 2018

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