L’hébergement des personnes sans domicile : des progrès, une stratégie à préciser

Selon les données de l’Insee, les personnes sans domicile représentaient en 2012 environ 141 000 personnes, soit 0,2 % de la population.

L’importance et la composition de ce public ont fortement évolué au cours de la période récente : leur nombre a progressé de 44 % par rapport à 2001 ; on compte davantage de femmes et de familles ; le pourcentage d’enfants a progressé d’environ 40 % en dix ans ; la part des étrangers est passée de 38 % à 53 % ; enfin, environ un quart des personnes sans domicile travaille et 10 % sont diplômés de l’enseignement supérieur.

Dans un rapport de 2011, la Cour des comptes avait mis en exergue 4 domaines d’amélioration de la politique publique de l’hébergement des personnes sans domicile : la connaissance de la population des sans-domicile ; la capacité à mettre en place l’objectif du « logement d’abord », qui vise à orienter aussi rapidement que possible cette population vers un logement stable ; le fonctionnement des commissions de coordination et de prévention des expulsions (CCAPEX) ; l’organisation et le pilotage de cette politique, tant au niveau national que local.

Le rapport de la cour des comptes - février 2017 montre que la politique publique de l’hébergement d’urgence a enregistré des progrès notables dans le domaine des capacités d’accueil et dans les conditions de prise en charge des personnes sans domicile (I). Toutefois, l’impact de la crise économique et du contexte international n’a pas permis une adaptation suffisante à des besoins sans cesse croissants (II). Cette politique nécessite dès lors un pilotage plus précis, notamment sur le plan budgétaire, et une articulation mieux définie avec les autres politiques publiques qui influent sur la demande d’hébergement d’urgence

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