Histoire des mutuelles

La vision des mutuelles

Mutualité Française, 13 juin 2018

Aux origines

En remontant aux origines premières du mouvement social, au cœur du Moyen Age, on s’aperçoit que les activités que l’on définirait aujourd’hui comme syndicales ou mutualistes, relèvent du même terreau.
Mais ces « embryons d’une organisation du monde du travail » sont bientôt anéantis par la Révolution française. Après la loi d’Allarde, la loi Le Chapelier, du 14 juin 1791, interdit toute forme d’association dans le monde du travail...

Curieuse situation que celle de la Mutualité de ce premier XIXe siècle : en dépit de l’interdit formel de la loi Le Chapelier, les groupements mutualistes sont tolérés.

Lyon : capital de la mutualité

En 1855, Lyon compte déjà 132 sociétés de secours mutuels approuvées, soit plus de 11.700 adhérents, auxquelles s’ajoutent 37 sociétés autorisées regroupant 2.000 hommes. A une époque où la France totalise quelque 2.500 groupements mutualistes, ces chiffres sont sans équivoque quant à l’importance du tissu lyonnais.

Le cas du tiers payant pharmaceutique

Véritable ADN de la Mutualité, l’innovation se concrétise dès le XIXe siècle dans les premières œuvres sociales mutualistes, les pharmacies. Pour atteindre leur objectif d’une démocratisation des soins, ces dernières mettent en œuvre des systèmes de financement permettant aux adhérents d’éviter l’avance de frais, amorçant ainsi les prémices du tiers payant pharmaceutique.

Voir en ligne : L’histoire des mutuelles - série d’été

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