Souffrance psychique des exilés : une urgence de santé publique

La santé mentale, et plus largement la souffrance psychique, se situe dans l’exact angle mort des politiques publiques concernant les personnes exilées, encore majoritairement orientées vers le soin des maladies infectieuses et la prise en charge des urgences médicales. Elle constitue pourtant une urgence sanitaire et un enjeu de santé publique majeur.

L’étude publiée par le Comede en septembre 2017 offre sans doute l’état des lieux actuel le plus représentatif  : celle-ci souligne que sur les 16 095 personnes ayant effectué un bilan de santé dans son centre de soins entre 2007 et 2016, la prévalence globale des troubles psychiques graves s’élevait à 16,6 %, les femmes et les jeunes adultes (entre 20 et 25 ans) étant les plus touchés.
En comparaison, selon une étude française sur la santé mentale en population générale datant de 2004, la prévalence ponctuelle d’état de stress post-traumatique serait de 7 ‰. Selon l’OMS, en 2000, sa prévalence ponctuelle dans la population générale est de 3,7 ‰.

L’accès difficile à une couverture maladie

Les dispositifs facilitant l’entrée dans le soin
Les dispositifs « d’aller vers » pour les personnes les plus éloignées du système de santé telles que les maraudes, les permanences d’accès aux soins de santé (PASS) mobiles et les équipes mobiles psychiatrie précarité (EMPP) sont en nombre insuffisant et ne sont pas toujours dotés de façon adaptée à ce public.

Souffrance psychique des exilés : une urgence de santé publique, rapport Centre Primo Levi et Médecins du Monde, juin 2018

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