Accès aux soins des personnes vivant avec le VIH

Bien qu’en théorie le système de protection sociale français garantisse dans la majorité des cas une prise en charge de la santé pour les personnes françaises ou étrangères résidant régulièrement sur son sol, la complexité du système d’assurance maladie conduit cependant à multiplier les obstacles à l’accès à la santé et au renouvellement de l’Assurance maladie des ressortissants étrangers pourtant en séjour régulier en France. Les contrôles à l’ouverture et au renouvellement des droits se font de plus en plus exigeants notamment du fait de la durée des droits ouverts a priori et au long cours.

Pour les personnes en situation de précarité sociale, à la barrière financière s’ajoute les barrières numérique, linguistique et administrative, mises en exergue dans de récentes études et enquêtes selon lesquelles les populations précaires sont de loin les moins efficacement accompagnées dans leur accès aux droits. La difficulté d’accéder aux informations sans avoir un accès internet ou en ayant des difficultés en français, l’accès difficile à un travailleur social, sont autant de freins à l’accès aux soins.

Si L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 a instauré une complémentaire santé obligatoire pour les salariés du privé, cette réforme n’est pas imposée aux chômeurs de plus de 12 mois, aux retraités, aux étudiants et aux personnes employées par des particuliers. Elle a même contribué à restreindre l’offre de complémentaire santé pour les personnes éloignées d’une activité professionnelle.

L’infection par le VIH figure dans la liste des 30 affections de longue durée, ouvrant droit à une prise en charge à 100 % sur la base du tarif sécurité sociale.Fin 2015, 112 970 personnes bénéficiaient d’une prise en charge à 100 % dans le cadre de l’ALD 7, la majorité d’entre eux (54 %) en bénéficiant depuis plus de 10 ans.

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