Reste à charge

Définir un niveau de « reste à charge » pour les soins, c’est ....
●● Un curseur financier public : fixer la part supportée par la collectivité au titre de l’assurance maladie obligatoire.

●● Un curseur financier privé : arbitrer entre ce que les usagers, ou futurs patients, vont prévoir de financer par une assurance maladie complémentaire.

●● Un curseur sanitaire : distinguer les problèmes de santé trop lourds (générant mortalité, morbidité, fardeau…) pour être portés par les seules victimes, et ceux, plus légers (confort, gêne, douleurs modérées, mal-être…), qu’il incombe à chacun de supporter…

●● Un curseur technique : discerner les soins plus ou moins efficaces, mais plus ou moins coûteux, plus ou moins efficients, plus ou moins sûrs...

●● Un curseur social : nous prenons enfin conscience de la fracture sanitaire qui traverse la population, avec de fortes inégalités qui la touchent au regard de critères sociaux (éducation, revenus, catégories socioprofessionnelles) et territoriaux (région de résidence et origine géographique), et de non moins fortes inégalités d’accès aux soins sur ces mêmes critères ; la réponse à cette situation relève des principes, de la solidarité, de ce qui fait société, c’est-à-dire du droit et de son application, mais aussi de l’attention portée à la santé des autres.

Reste à charge et santé, ADSP N°102

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