De l’hygiénisme aux préoccupations environnementales en santé publique

En Europe, les progrès de l’espérance de vie dans le courant des xviiie et xixe siècles sont en bonne partie dus à cette prise de conscience du rôle de l’environnement dans la transmission des maladies infectieuses.

L’hygiénisme de la fin du xixe siècle prend ainsi acte de la nécessité de modifier à la fois les comportements, mais aussi et surtout l’environnement quotidien d’une population qui devient alors de plus en plus urbaine. L’assainissement des milieux de vie va ainsi permettre de faire quasiment disparaître des maladies aussi importantes que la peste et le choléra.

Tout au long du XX e siècle, ces progrès vont devenir plus spectaculaires encore avec les avancées de la médecine moderne, symbolisés notamment par la vaccination ou encore la découverte des antibiotiques. Cette période va coïncider avec un effacement temporaire des préoccupations environnementales dans le champ de la santé publique, avant leur retour à partir des années 1960-70.
Le retour des préoccupations environnementales en santé publique va se faire dans un contexte où les maladies infectieuses ont quasiment disparu des pays industrialisés, tandis que les maladies dites chroniques progressent de manière spectaculaire, jusqu’à devenir majoritaires dans les causes de mortalité. C’est ce passage d’une dominante de maladies infectieuses à une dominante de maladies chroniques que certains qualifient de « transition épidémiologique. » (INED, 2017)

Santé & environnement, Décryptage - Tendances - interviews - initiatives Métropole de Lyon, Aurélien boutaud, janvier 2018

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