Perturbateurs endocriniens : risque ou danger ?

Si la définition des PE donnée par l’OMS en 2002 s’avère consensuelle dans le monde scientifique, la liste des critères permettant de les qualifier fait encore débat.
Pourtant, ces questions sont primordiales puisqu’elles permettent de déterminer si une substance peut être autorisée ou non. Ainsi, les règlements européens « Produits phytopharmaceutiques » et « Biocides », imposent l’interdiction pure et simple d’un produit dès lors qu’il est qualifié de perturbateur endocrinien.
C’est un changement majeur d’approche : le seul danger est pris en compte, et non plus le risque.
Cette nouvelle approche considère qu’il n’existerait aucune dose sans effet, seule la dose zéro de PE étant acceptable, ce qui signifie qu’ils doivent être interdits.

Risque ou danger ?
Si les perturbateurs endocriniens constituent bien un danger, c’est à dire qu’ils ont le potentiel de causer un effet néfaste, une analyse de risques examine toujours le niveau d’exposition au danger.

Quand une question scientifique devient politique
Le débat scientifique ne se mène hélas pas en toute sérénité, les perturbateurs endocriniens sont l’occasion pour certaines parties prenantes (médias, associations, ONG…) de mener un combat pour obtenir un glissement de l’approche de l’évaluation de risques (utilisée jusqu’alors pour juger de la possibilité et des conditions d’utilisation de tous les composés qui doivent faire l’objet d’une autorisation), à une approche basée sur l’évaluation du seul danger.

Les perturbateurs endocriniens : quelle(s) vérité(s) ?, Cerin, numéro 160 page 5, JANVIER - FÉVRIER 2018

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