La mobilité facilite-t-elle l’insertion des jeunes ? évaluation

La capacité de mobilité quotidienne des jeunes, en transport individuel ou collectif, est un facteur déterminant de leurs chances d’insertion professionnelle, en particulier pour les jeunes décrocheurs qui ont quitté le système scolaire sans accéder à une formation ou à un emploi, et pour qui la faible capacité de déplacement est un obstacle avéré à l’insertion professionnelle.

L’expérimentation vise à comparer l’évolution de la situation de jeunes en difficulté d’insertion ayant ou non bénéficié de mesures d’aide à la mobilité.
Portés par des associations locales ou nationales, il existe de nombreux dispositifs : diagnostic en matière de mobilité, formation à la mobilité dans le cadre d’ateliers, apprentissage de modes de transport alternatifs, mise à disposition de deux-roues, aides financières et accompagnement pour le passage du permis de conduire et pour l’acquisition d’un véhicule.

L’étude montre que les jeunes ayant bénéficié d’un programme d’intensité intermédiaire ont une plus forte probabilité d’obtenir un nouveau diplôme six mois plus tard, mais également d’avoir un salaire supérieur, un emploi à temps plein et de se sentir plus fiers d’eux-mêmes.
Ce n’est pas le cas pour les jeunes qui n’ont bénéficié que d’un accompagnement de faible intensité. L’effet est alors négatif sur le revenu global et la durée de recherche d’emploi est plus longue. L’effet est même significativement négatif sur l’estime de soi, mesuré ici par le sentiment de fierté. On ne trouve pas d’effet statistiquement significatif de l’intensité sur la mobilité et les déplacements.

Faciliter la mobilité quotidienne des jeunes éloignés de l’emploi : une évaluation expérimentale, Travail, Emploi et Politiques Publiques - Février 2018

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