Santé des migrants

En France, la santé des migrants a émergé comme domaine de recherche à partir des années 1990 sous l’angle de la mesure des disparités en matière de mortalité et de morbidité entre groupes de population.
Si dans les années 1980 et 1990, l’état de santé des immigrés semblait meilleur que celui des non-immigrés, des travaux menés, dans les années 2000, à partir de l’Enquête décennale santé, ont montré que les immigrés se déclarent plutôt en moins bonne santé que le reste de la population, un constat qui résulte notamment de conditions de vie souvent plus précaires.

Une évolution similaire semble s’observer dans les autres grands pays d’immigration.

Cette tendance s’accentue à l’époque actuelle du fait de la crise économique, des conditions de vie plus précaires des immigrés et de l’affaiblissement des appuis familiaux et sociaux suite au déracinement.

L’arrivée massive de réfugiés dans les pays de l’Union européenne, ces dernières années, va, par ailleurs, l’intensifier. Et une étude récente de Santé publique France, ciblant plus particulièrement les immigrés nouvellement arrivés sur le sol français, démontre que ces derniers ont des conditions d’accès aux soins très dégradées.

La santé des migrants, Bibliographie thématique, Irdes, Février 2018

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