L’accompagnement social et ses effets sur les bénéficiaires

La notion d’accompagnement social est issue d’un processus relativement long dans la méthode d’administration de la question sociale.

S’il est possible de tracer à grands traits l’histoire de l’accompagnement social, on peut faire remonter sa genèse à la notion d’assistance et de bienfaisance à la fin du XIXe siècle. Au cours du XXe siècle, l’État social a pris successivement le visage de l’aide et de la protection, puis celui du « suivi » et de la « prise en charge », et enfin celui de « l’accompagnement » au début des années 1990.
Ainsi, l’intervention sociale est devenue plus « positive » dans ses connotations.

L’accompagnement social est une notion vague. Il est d’abord une relation instituée dans le cadre d’une relation professionnelle (ou assimilée s’il s’agit d’un accompagnement bénévole, associatif par exemple) : cette notion existe parce qu’elle est administrativement et institutionnellement construite, parce qu’un individu « bénéficiaire » est désigné dans ce statut.

Une définition générale du fait d’accompagner en matière sociale peut toutefois être établie : l’accompagnement social désigne une relation bilatérale associant un accompagné et un accompagnant, ce dernier agissant dans le cadre d’une structure d’aide sociale, qu’elle soit publique, privée à but lucratif ou privée à but non lucratif.
Son objectif est généralement défini comme l’acquisition d’une autonomie du bénéficiaire dans le secteur considéré, même s’il peut aussi être appréhendé comme produisant une nouvelle norme de conduite porteuse d’un sens particulier calqué sur des règles de performance individuelle.

À partir de cette définition, ce dossier d’étude de la Cafdresse un panorama des différents effets dans plusieurs sphères d’action : le logement, la parentalité, la jeunesse, le handicap et l’emploi.

Dossier d’étude, n°195, Caf, 2017

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