Santé des migrants et exigence éthique

On appelle ici « migrants » toutes les personnes de nationalité étrangère qui, quelles que soient leur origine géographique, les motivations de leur déplacement et leurs conditions d’entrée en France, se trouvent dépourvues de titre de séjour sur le territoire français.

L’état de santé des migrants
Nonobstant la réalité de violences et de traumatismes psychiques et mentaux majeurs subis au cours de la migration, la santé physique corporelle des personnes ainsi prises en charge à des degrés divers ne peut être qualifiée globalement de mauvaise. Il s’agit le plus fréquemment d’une population jeune, surtout masculine, bien portante dans le pays de départ, qui ne s’est pas lancée au hasard dans une telle équipée et a développé une endurance physique et mentale.

Cette appréciation de « bonne santé physique corporelle » ne peut dissimuler des réalités difficiles. Le ministère en charge de la santé a saisi en 2017 « Santé publique France » sur la question de la santé des migrants, déjà abordée antérieurement par l’IPSES.

L’accueil et la prise en charge sanitaire des migrants.
Si des initiatives remarquables ont été menées et si l’accueil des migrants en centres d’accueil et d’orientation (CAO) a été mis en oeuvre, comme il a été indiqué, avec le rôle majeur d’institutions publiques, les données d’ensemble font apparaître que l’accueil et la prise en charge des migrants sont très loin d’être intégrés au fonctionnement général du système d’offre de soins et d’accès aux services sociaux.

Avis n° 127 du CCNE, SANTE DES MIGRANTS ET EXIGENCE ETHIQUE, du 16 octobre 2017

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