Vieillissement de la population : un processus dans les QPV

La population des QPV est très jeune, bien plus que celle de la France métropolitaine ; pour autant, la part de personnes âgées y est croissante. Ainsi, dans une centaine de ces quartiers, plus d’un habitant sur quatre a plus de 60 ans, proportion identique à certains bourgs ruraux que l’on sait vieillissant.
Cette évolution n’est pas sans conséquence sur la politique de la ville, historiquement tournée vers la jeunesse.

La politique de la ville
s’inscrit dans le mouvement initié par la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement. Elle vise à l’anticipation des conséquences de ce processus et l’inscription de cette période de la vie au sein d’un parcours répondant le plus possible aux attentes des personnes en matière de logement, de transports, de vie sociale et citoyenne.

Dans la plupart des cas, les contrats de ville 2015-2020 prennent en compte le vieillissement des habitants dans leur diagnostic et dans leurs orientations avec des priorités en faveur de la prévention contre l’isolement social et relationnel, de l’accès aux soins et aux services, de l’adaptation des logements et du cadre de vie, de la construction d’habitat spécifique.

En revanche, en termes de programmation, peu d’actions concernent les personnes âgées : 20,5 % des 29 220 actions financées en 2016 dans le cadre des contrats de ville touchent au moins une personne de plus de 65 ans, mais seules 2 % d’entre elles concerne exclusivement des personnes âgées.

Vieillissement de la population : un processus qui touche aussi les quartiers prioritaires de la politique de la ville, Cget, Publié le 16/10/2017

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