Structure familiale et hébergement d’urgence au 115 de Paris

Les familles constituent un segment croissant et méconnu de la population sans-domicile. Ces familles, définies par la présence d’un enfant mineur accompagné d’au moins un parent, font leur apparition dans les mailles de l’urgence sociale à la fin des années 1990.
Fait notable : jusqu’en 2012, à de rares exceptions près, le 115 propose systématiquement un toit à cette population. Par contraste, les personnes prises en charge sans enfant pâtissent du faible nombre de places en structures collectives.

Néanmoins, les familles subissent aussi, depuis 2012, une carence d’hébergements. En 2016, quotidiennement, 177 personnes en famille qui parviennent à joindre le 115 de Paris se voient opposer une « demande non pourvue », ce qui signifie qu’en fin de journée les permanenciers n’ont pas réussi à leur trouver une place disponible dans le parc d’hébergement réservé aux familles.

La prise en charge de la part des familles monoparentales semble toutefois avoir une issue plus souvent positive que celles des couples avec enfant(s). Cet article de la Revue des politiques sociales et familiales N° 123 du 6 juillet 2017 s’attache à décrire, à partir des données du 115 de Paris, le traitement au premier abord prioritaire des familles monoparentales en contexte de pénurie d’hébergement.

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