Enquête sur la santé des migrants : Vih, hépatite B et troubles dépressifs

31% des nouveaux cas diagnostiqués de VIH sont des subsahariens, ce qui en fait le 2ème groupe le plus touché par le sida en France. 1 personne migrante sur 10 vit avec une hépatite chronique.

Origine de l’étude :
Pourtant, les chercheurs ne voulaient pas mener d’étude sur la santé des migrants pour des raisons de stigmatisations. L’idée de ne pas se donner les moyens d’apporter une réponse spécifique s’est finalement imposée, d’autant que l’épidémie de Vih/sida dans la population subsaharienne est très spécifique.

1er enseignement de l’étude :
L’installation des personnes migrantes prend des années : il faut en moyenne 7 ans pour 50% des hommes migrants et 6 ans pour 50% des femmes migrantes (accès à un titre de séjour, un logement, un travail rémunéré...)
Par conséquent, ce sont des populations en situation de forte précarité.

2ème enseignement de l’étude :
1/3 à 1/2 des personnes migrantes se sont infectées après leur arrivée : 45% des hommes et 30% des femmes.

3ème enseignement : les femmes sont plus vulnérables sur les trajectoires migratoires :
5% d’entre elles dorment dans la rue ; elles sont alors particulièrement exposées aux contaminations, aux violences sexuelles ; elles souffrent également d’anxiété et de troubles dépressifs.

Recommandations sur les dépistages vih et hépatite B :
Mettre en place des Trod pour l’hépatite B,
Mettre en place des moyens « d’aller vers » pour que les migrants puissent connaitre leurs statuts vis-à-vis du vih/ sida et de l’hépatite B.

Source : Sida : la contamination des migrants a lieu aussi en France, Le Monde, 24.07.17

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