Inégalités environnementales et sociales sont étroitement liées en IDF

L’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) d’Ile-de-France présente une étude sur les relations entre les inégalités sociales et les inégalités environnementales. Celle-ci étaye l’intuition d’une corrélation entre ces deux types d’inégalités.

Comme dans le PRSE IDF, cette étude s’est intéressée :
- > aux aménités vertes. On peut définir par aménités, l’ensemble des facteurs environnementaux susceptibles de procurer des agréments esthétiques, fonctionnels ou sensoriels : les espaces verts et boisés, les zones de calme, les espaces récréatifs sont autant d’éléments pouvant contribuer au bien-être physique et mental ainsi qu’à la santé des habitants.

- > aux « points noirs environnementaux » (PNE), entendus comme des zones géographiques où se cumulent plusieurs problèmes environnementaux (nuisances et pollutions).

L’étude observe ainsi que la part de secteurs surreprésentés en ménages à bas revenus augmente dans les secteurs cumulant PNE et absence d’aménité (64 % contre 52 %). Cela s’observe, dans des proportions similaires, au sein de tous les départements (92, 93, 94, 95). Inversement, la part de secteurs surreprésentés en ménages à bas revenus se révèle nettement plus faible (33 % contre 52 %) dans les PNE comptant au moins trois aménités vertes.

Cette vulnérabilité socialement différenciée face à l’environnement constitue un enjeu fort en santé-environnement, sous-jacent à de nombreuses actions inscrites dans le PRSE 3.

Inégalités environnementales et sociales sont étroitement liées en Île-de-France, (IAU) d’Ile-de-France, juin 2017

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