Ebola : le rôle de la Task Force interministérielle en France

Il y a un peu plus de 3 ans, le 6 décembre 2013, un enfant de 2 ans mourrait à Méliandou, village de la préfecture de Guéckédou, en Guinée forestière. Dans ce même village, 11 décès allaient être enregistrés entre décembre 2013 et la fin mars 2014.

La suite est connue, l’épidémie va s’étendre au Libéria fin mars 2014, à la Sierra Leone fin mai. Le 30 juillet 2014, Médecins sans frontières déclare que l’épidémie est sans précédent et hors de contrôle. Le 8 août l’OMS décrète l’urgence de santé publique de portée internationale et demande une action internationale coordonnée. La fin de l’épidémie est déclarée le 15 juin 2016 en Sierra Leone, le 29 août en Guinée et le 7 septembre au Libéria. Le bilan global est très lourd.

Dès le 25 mars 2014, une alerte nationale a été lancée par la DGS avec activation du dispositif Orsan Bio, et le Corruss de la DGS a été mis en niveau d’alerte renforcée.

La réponse opérationnelle en France s’est organisée autour de trois ensembles de mesures visant à :
● freiner l’introduction du virus sur le territoire national,
● assurer la préparation du système de santé à la prise en charge des patients,
● assurer la communication vers les professionnels de santé, les services de l’État et le grand public.

Actualité et dossier en santé publique n° 98, Épidémies Ebola : quels enseignements ?, ADSP, mars 2017

Les prises en charge dans les pays du Nord, Ebola : le rôle de la Task Force interministérielle en France,Thierry Debord

Partager

Imprimer cette page (impression du contenu de la page)