Usages d’alcool et dommages subis : une perspective européenne

C’est en Europe, où la consommation d’alcool est plus qu’ailleurs ancrée dans l’histoire, la culture et le mode de vie, qu’elle se situe au niveau le plus élevé et que les dommages associés à cet usage sont les plus importants.

Afin de disposer de données comparables sur les consommations d’alcool et les dommages qui y sont liés parmi les adultes dans l’Union européenne (UE), une nouvelle enquête utilisant un même questionnaire et des méthodologies comparables a, pour la première fois, été conçue et réalisée simultanément sur ces sujets.

Dans tous les pays d’Europe, la grande majorité de la population a consommé de l’alcool au cours de l’année. Les forts taux d’abstinence se rencontrent plutôt dans les pays du sud et les plus faibles dans ceux du nord.
La France présente une singularité : c’est le seul pays où la part des consommateurs d’alcool augmente avec l’âge (89 % des plus de 50 ans mais 80 % des 18-34 ans).

Un tiers de la population française déclare une API (alcoolisation ponctuelle importante) dans l’année, un peu plus les hommes que les femmes et davantage les 18-34 ans que les plus âgés.
Concernant les ivresses, 40 % de ceux qui ont indiqué avoir connu une API estiment avoir été ivres. Cette faible, proportion pourrait signifier que les Français se reconnaissent moins facilement ivres qu’ailleurs. Enfin, selon les résultats d’un test (le RAPS), un Français sur 7 présenterait un désordre lié à l’usage d’alcool. Dans le même temps, une personne sur 5 se déclare très affecté par les dommages subis liés à l’alcoolisation de tiers.

Usages d’alcool et dommages subis : une perspective européenne, Tendance, n°118, juin 2017, 6 p.
Le communiqué de presse : ici !

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