Ces morts qui existent !

Un constat résonne malheureusement comme une évidence : les inégalités de la vie se prolongent devant la mort. Les morts de la rue, « invisibles », (en témoigne la difficulté d’avoir des statistiques de décès représentatives) sont appréhendés comme le symptôme de la relégation sociale et des effets néfastes de l’individualisation.

Les conséquences de la précarité, de la perte de liens, ne s’arrêtent pas après le décès : qui se soucie de la mort des plus précaires ?

Au-delà d’une vision nostalgique où la communauté familiale et les proches étaient présents pour organiser les funérailles, des collectifs se mobilisent aujourd’hui pour coordonner les obsèques de ces défunts, et surtout leur donner une visibilité. Il y a enjeu à socialiser la mort, les morts, notamment pour les plus exclus.

Rhizome n°64 - Ces morts qui existent- Juin 2017
Sommaire :

  • Édito, Nicolas Chambon
  • Mortalité des personnes sans domicile : enquêter, dénombrer et décrire en 2015,
  • Le suicide des personnes sans-abris : une silencieuse tragédie de santé publique ?
  • Morts de la Rue et « Goutte de Vies » : un collectif toulousain, Aude Brunel et Yves Cévènnes
  • Et après ?
  • La précarité n’est pas une situation exceptionnelle
  • Appréhender la mort. Une équipe de travailleurs sociaux
  • Les deux branches du compas
  • Qu’apporte une analyse de la pratique après la mort des gens de la rue ?
  • Se retirer pour survivre
  • Les maux et les choses : figures et destins du travail de deuil dans la syllogomanie
  • Migrants morts, des fantômes en Méditerranée
  • Ne pas oublier les morts

Partager

Imprimer cette page (impression du contenu de la page)