e-administration : la double peine pour les personnes en difficultés

A première vue, la France est bien placée concernant la e-administration. En moyenne, en 2016, 48% des européens contactent les services publics grâce à internet. Avec 66% des contacts, la France est bien placée.

Malgré tout, quelques catégories de la population restent moins bien équipées, que ce soit en internet à domicile ou en équipements nomades, tablette et smartphone. De plus, même quand elles sont équipées, elles ont un usage du numérique moins développé.
C’est le cas des personnes vivant en zone rurale, des personnes souffrant d’un handicap ou d’une maladie chronique. L’impact de l’âge est très important : les très âgés restent très éloignés des pratiques numériques.

Le paradoxe des objectifs de la e-administration :
Les dispositifs de protection sociale participent au mouvement du numérique alors même qu’ils sont conçus pour les personnes les + fragilisées. La difficulté à chercher et à traiter l’information en ligne pour faire valoir ses droits serait une des raisons du non-recours à certaines prestations sociales.

Credoc- Consommation et mode de vie- N°288- avril 2017

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