Mieux lutter contre la pauvreté par des aides monétaires

Le système de redistribution français a permis d’amortir en grande partie les effets de la crise de 2008 sur les plus démunis : le taux de pauvreté après transferts a été relativement contenu durant cette période.

La politique de soutien aux bas revenus repose sur dix minima sociaux dont bénéficient 4 millions d’allocataires. Le dispositif le plus important est le RSA. Au total, la France dépense donc beaucoup pour les transferts sous condition de ressources, mais c’est aussi l’un des pays qui réussit le mieux à réduire le taux de pauvreté.

Le système français de lutte contre la pauvreté monétaire est donc relativement efficace en moyenne, mais avec des défaillances marquées pour certaines populations : jeunes hors de l’emploi, familles monoparentales, non-recours.
Les causes de ce non-recours sont connues : la stigmatisation en tant qu’« assistés » ; problème de domiciliation, pas d’accès à l’information ; les barrières administratives et le temps passé dans les démarches.

Le Conseil d’Analyse Economique, dans son n°41 d’avril 2017, propose des réformes permettant de faire évoluer l’existant vers un système garantissant mieux l’accès à un revenu de base, avec un versement automatique quand les
ressources tombent sous les seuils d’éligibilité, une prise en compte de besoins spécifiques (handicap, vieillesse, etc.) et une ouverture large (notamment aux jeunes de 18-24 ans).

Olivier Bargain, Stéphane Carcillo, Étienne Lehmann (et al.), Les notes du conseil d’analyse économique, n° 41, 2017-04, 12 p.

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