Accès aux droits et aux soins 2018

, par Kathy Ajakane

« L’instabilité dans laquelle vivent les personnes en précarité les plonge dans un fonctionnement de survie où la santé passe souvent après les besoins vitaux et immédiats : un abri, un repas… »

Les personnes reçues dans les programmes de Médecins du Monde sont parmi ceux qui vivent dans les pires situations de précarité dans notre pays.
La précarité, c’est l’incertitude absolue sur l’avenir qui provient de l’absence de certaines sécuritésle travail, les revenus, le logement, l’accès aux soins, l’accès à l’instruction, à la culture, les liens familiaux et sociaux… Elle peut mener à la très grande pauvreté lorsque ces fragilités se cumulent…

En 2017, la très large majorité du public accueilli dans les Caso ne dispose pas de couverture maladie.
En effet, seuls 13,3 % des personnes disposent d’une couverture maladie en France, quelle que soit leur situation administrative, lorsqu’elles viennent pour la première fois au Caso ; alors même que 7 personnes sur 10 relèvent théoriquement d’un dispositif de couverture maladie au regard de leur situation administrative.
Enfin, près de 30 % des personnes rencontrées dans les Caso restent exclues de tout dispositif de couverture maladie, dans la plupart des cas en raison du critère de résidence de plus de trois mois à démontrer depuis 2005 pour pouvoir bénéficier de l’AME.

L’accès à la santé et aux soins est fortement influencé par ces phénomènes : en exposant les personnes à des conditions de vie difficiles, la pauvreté les fragilise et peut entraîner des problèmes de santé, liés notamment à un environnement quotidien dégradé (logements insalubres, vie à la rue...).

L’instabilité dans laquelle vivent les personnes en précarité les plonge dans un fonctionnement de survie où la santé passe souvent après les besoins vitaux et immédiats : un abri, un repas…

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