Comment expliquer la prévalence du surpoids en milieu populaire ?

, par Kathy Ajakane

PromoSanté IdF, Published on Jan 17, 2018

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85 % des Français connaissent la recommandation du Programme National Nutrition Santé (PNNS) sur le fait de manger « au moins 5 fruits et légumes par jour ». Pourtant, elle n’est suivie que par la moitié de la population générale, et nettement moins dans les quartiers défavorisés. Cette inégalité dans l’application de messages connus s’explique. Pour le Pr. Serge Hercberg, président du PNNS :

« Il ne suffit pas d’expliquer, il faut aussi des politiques publiques qui rendent l’environnement favorable à la pratique d’une activité physique et au changement d’habitudes alimentaires. »
— Pr. Serge Hercberg, président du PNNS

En effet, s’il est difficile de trouver des fruits et légumes à prix abordable dans un quartier, si celui-ci n’a pas de trottoirs assez larges pour marcher, comment les gens peuvent-ils se mettre à bouger et bien manger ?

Autre constat, dressé par Aurélie Maurice, maître de conférences au Laboratoire éducations et pratiques de santé (LEPS) de l’Université Paris 13 :
« Les choix en matière d’alimentation ne sont pas uniquement guidés par les ressources financières. Il faut aussi avoir conscience que le rapport au corps et à la santé, de même que la fonction et l’organisation des repas peuvent différer, notamment selon le milieu social et l’origine culturelle. Par exemple, chez certaines personnes précaires, on cherche avant tout à faire plaisir à ses enfants, en leur donnant à manger ce dont ils ont envie, quand ils en ont envie. »

« Paroles Autour... » de la nutrition et de la précarité

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