Pour les personnes âgées, l’usage prolongé des benzodiazépines, couramment prescrites en tant qu’hypnotiques ou anxiolytiques, est associé à une augmentation des effets indésirables, tels que les troubles de la mémoire et les chutes. Le niveau de prescription de benzodiazépines en France reste particulièrement élevé, malgré une tendance à la baisse, commune à l’ensemble des pays de l’OCDE : en 2012, 28 % des Français âgés de 65 ans et plus reçoivent une prescription de benzodiazépines, et 17 % une prescription potentiellement inappropriée ; en 2022, ces taux baissent pour atteindre respectivement 23 % et 13 %. Chez les personnes atteintes de pathologies psychiques ou neurovégétatives, les taux, parmi les plus élevés, sont restés stables durant cette période.
Ces niveaux de prescriptions potentiellement inappropriées sont davantage observés chez les patients des médecins hommes plus âgés, et sont plus élevés dans certains territoires, notamment en Bretagne, dans le Nord, en Champagne-Ardenne, dans le Limousin et en Gironde. Ces disparités territoriales sont associées à des différences de niveaux socio-économiques des populations, mais également d’accessibilité à l’offre médicale, notamment aux médecins généralistes : plus l’offre est importante, plus le niveau de prescription est élevé.
Afin d’améliorer le respect des recommandations nationales de bonnes pratiques, il semble nécessaire de mieux informer l’ensemble de la population sur la nocivité de ces traitements, et aussi de développer des alternatives non médicamenteuses pour traiter les troubles anxieux et du sommeil, notamment auprès des populations atteintes de maladies neurodégénératives et de troubles psychiques.
Les prescriptions potentiellement inappropriées de benzodiazépines chez les seniors restent élevées
Mis à jour le lundi 2 février 2026 , par
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