Dans le système de protection de l’enfance, l’accueil familial constitue l’un des principaux modes d’accueil des enfants pris en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Malgré son rôle central dans le système de prise en charge au titre de l’ASE, le métier d’assistant familial est longtemps resté mal défini d’un point de vue législatif.
Sa pleine différenciation avec l’assistance maternelle n’est que très récente et les contours de l’activité sont longtemps restés opaques. Néanmoins, des évolutions législatives importantes sont intervenues ces vingt dernières années, en particulier avec la loi du 27 juin 2005, dont l’objectif consistait à accroître la professionnalisation de l’activité. Cette professionnalisation de l’accueil familial constitue une spécificité française. Le choix du législateur de faire de cette activité une profession à part entière ne va pas de soi, tant l’intrication entre sphère privée et sphère professionnelle perturbe les repères habituels en matière de droit du travail. Ce mélange des registres vient questionner tant les conditions de travail dans leurs aspects très matériels – temps de travail, rémunération, congés,
etc. – que la question de la posture professionnelle. Dans ce contexte, une étude qualitative portant sur les conditions d’exercice de la profession d’assistant familial a été menée en 2016. Ce dossier en présente les principaux résultats.
Cette étude, associée aux données disponibles dans l’enquête Aide sociale de la Drees, permet de décrire le parcours et le métier des assistants familiaux en France. Elle est depuis complétée par les résultats de l’enquête quantitative menée par la Drees en 2021
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Fin 2024, 35 % des enfants confiés à l’ASE, soit 71 800 enfants, sont accueillis par un assistant familial en France (hors Mayotte). Ils étaient 36 % fin 2023 (72 700 enfants) et 53 % fin 2012 (73 100 enfants). Parallèlement, le nombre d’agréments d’assistants familiaux a diminué de 8 % entre 2012 et 2023, pour s’établir à 49 500 fin 2023.
La très grande majorité des assistants familiaux sont des femmes et le nom de la profession pourra être accordé au féminin en application de l’accord majoritaire. Toutefois les hommes sont de plus en plus nombreux à accéder au métier. Ainsi, en 2023, 88 % des assistants familiaux employés par les conseils départementaux sont des femmes, contre 94 % en 2010. L’âge d’entrée dans la profession est élevé, et l’âge moyen des assistants familiaux augmente avec le temps. Ainsi, les moins de 45 ans ne constituent que 16 % des effectifs en 2023, contre 20 % en 2010. À l’inverse, les assistants familiaux âgés de 60 ans ou plus représentent 28 % des effectifs en 2023, contre 17 % en 2010. En 2023, les assistants familiaux employés par les conseils départementaux ont, en moyenne,
54 ans.
https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2026-01/DD134_Assitant_familial.pdf