L’usage récréatif du protoxyde d’azote (N₂O) a fortement augmenté ces dix dernières années, devenant la troisième substance la plus consommée après le cannabis et la cocaïne au Royaume-Uni. Perçu à tort comme inoffensif, son usage entraîne une hausse alarmante des myélonévropathies (liées à un déficit fonctionnel en vitamine B₁₂), des troubles psychiatriques (psychoses, dépression), et des accidents thromboemboliques ou routiers. Les jeunes de 16 à 24 ans, ainsi que les populations précaires et issues de minorités ethniques, sont particulièrement touchés. La facilité d’accès (ventes en ligne, gros cylindres) et la méconnaissance des risques aggravent la situation, tandis que les réponses législatives (criminalisation de la possession dans certains pays) risquent de décourager le recours aux soins et d’exacerber les inégalités sociales de santé.
https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667(24)00298-6/fulltext