En 2024, la France a enregistré 138 morts violentes au sein du couple, soit une augmentation de 16% par rapport à 2023. Les femmes représentent 77% des victimes, et les disputes ou séparations non acceptées restent les principaux mobiles. L’étude révèle aussi une hausse des victimes âgées de 70 ans et plus, soulignant des enjeux spécifiques liés à la vieillesse et à la maladie. Malgré une baisse des tentatives d’homicides, 47% des femmes victimes avaient déjà subi des violences antérieures, dont 74% avaient signalé ces faits aux forces de l’ordre. La persistance de ces violences interroge l’efficacité des dispositifs de protection et de prévention, notamment pour les publics les plus vulnérables.
L’étude fournit des données géographiques précises (départements et régions les plus touchés), des profils types des auteurs et victimes (âge, nationalité, situation professionnelle), et des modes opératoires dominants (armes blanches, armes à feu). Elle met en lumière des lacunes critiques : seulement 4 victimes bénéficiaient d’un dispositif de protection (téléphone grave danger, ordonnance de protection), et 38% des auteurs étaient connus des services pour violences antérieures. Ces éléments permettent de cibler les actions de prévention, comme le renforcement des signalements, l’accompagnement des victimes âgées, et la formation des professionnels à la détection des risques.
Etude nationale sur les morts violentes au sein du couple en 2024


