L’étude PestiRiv révèle que les riverains habitant à moins de 500 mètres des vignes sont significativement plus exposés à divers pesticides que ceux vivant à distance de toute culture, effet renforcé durant les périodes de traitements. Cette exposition accrue est mesurée dans l’urine, les cheveux, les poussières, l’air ambiant et intérieur, chez l’adulte comme chez l’enfant. Les données sont issues d’un protocole rigoureux mobilisant 2 688 participants sur six grandes régions viticoles françaises.
Leviers d’action et preuves apportées
Les recommandations opérationnelles sont claires : la réduction à la source (moins de produits, optimisation du matériel et des pratiques), ainsi qu’une information préalable systématique des populations exposées. Les résultats soulignent aussi les effets protecteurs de certains comportements individuels (ventilation, hygiène du logement) mais insistent sur la nécessité d’un renforcement des politiques publiques, privilégiant l’adaptation des filières agricoles et l’urbanisme autour des zones viticoles.
PestiRiv : résultats de l’étude nationale sur l’exposition aux pesticides des riverains de zones viticoles
Mis à jour le mardi 30 septembre 2025 , par
Dans la même rubrique
Des politiques locales intégrées pour la qualité de vie : Les collectivités locales, acteurs majeurs de la prévention
Ce rapport souligne que les crises (climatique, économique, sanitaire) et les inégalités sociales aggravent les risques pour la santé, et plaide pour une approche préventive intégrée ("Santé dans toutes les politiques"), ciblant notamment les collectivités locales (maires, intercommunalités) et les territoires vulnérables, avec des leviers concrets (intégration systématique de la santé dans les politiques, gouvernance intersectorielle, données locales, etc.) et des exemples inspirants.
5 mai 2026
Les bénéfices sanitaires et économiques de la lutte contre les maladies non transmissibles
Le rapport révèle une hausse alarmante des maladies non transmissibles comme le cancer (+36%), la BPCO (+49%) et le diabète (+86%) entre 1990 et 2023 dans l’OCDE, portée par l’obésité, le vieillissement et l’amélioration des survies, avec des coûts économiques et sanitaires croissants. Il montre qu’aligner les pays sur les 25% les plus performants (réduction des facteurs de risque) permettrait de diminuer la mortalité prématurée de 11,4%, les dépenses de santé de 6,2% et d’augmenter le PIB de 1,3%, avec l’obésité comme levier principal.
5 mai 2026
Crises sanitaires : prévenir, anticiper, coordonner
La France fait face à un risque accru de crises sanitaires systémiques (climat, antibiorésistance, etc.), aggravé par les inégalités sociales et territoriales mises en lumière par la Covid-19, et propose 6 priorités structurantes (One Health, réduction des inégalités, prévention, etc.) et 23 préconisations pour renforcer la gouvernance, la coordination et la résilience, notamment via des plans territoriaux et une communication transparente.
5 mai 2026